Campagne Une Commission ça presse!


Chers signataires de la déclaration commune du Mouvement Jeunes et santé mentale

Oyé! Oyé! On a besoin de vous! 

Comme vous le savez, pour le Mouvement Jeunes et santé mentale, il est temps que se tienne une commission parlementaire sur la médicalisation des problèmes sociaux des jeunes. Ça presse! En décembre 2018, la députée libérale Hélène David a fait une sortie publique pour revendiquer la tenue d’une commission parlementaire non partisane sur la santé mentale. De plus, on sait que la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, est soucieuse de la santé mentale des 12-30 ans. S’ajoutent des journalistes et autres alliés qui se sont manifestés dans les médias pour demander une commission sur la santé mentale. 

Avec la rentrée parlementaire prévue le 5 février, c’est maintenant que nous devons tenter d’influencer le mandat de la Commission de la santé et des services sociaux. En effet, ce sont les parlementaires de cette Commission qui auront à accepter ou à refuser notre recommandation de commission itinérante sur la santé mentale des jeunes. 

Il faut donc leur écrire. Nous vous demandons de copier la lettre ci-dessous dans un message courriel, de la signer, et de l’envoyer dans les meilleurs délais aux personnes concernées. 

Leurs courriels sont ci-après. 


À: Luc.Provencal.BENO@assnat.qc.ca 

C.C: csss@assnat.qc.ca ; Sol.Zanetti.JELE@assnat.qc.ca ; Danielle.McCann.SAGU@assnat.qc.ca ; Helene.David.MABO@assnat.qc.ca ;  Sylvain.Gaudreault.JONQ@assnat.qc.ca ; ministre.delegue@msss.gouv.qc.ca ; coordo@mouvementjeunessm.com

 Objet : Appui à la tenue d’une commission parlementaire sur la santé mentale

 Monsieur,

Depuis plus de deux ans, le Mouvement Jeunes et santé mentale revendique la tenue d’une commission parlementaire sur la médicalisation des problèmes sociaux des jeunes. Cette recommandation phare du Mouvement a recueilli l’appui de plus de 1400 personnes et 300 organisations. 

Considérant les travaux du Mouvement pour recueillir les paroles et les opinions des jeunes, la demande récente de la députée Hélène David pour la tenue d’une commission parlementaire non partisane sur la santé mentale et la préoccupation de la ministre Danielle McCann pour la santé mentale des 12-30 ans, nous estimons impératif que la Commission de la santé et des services sociaux accepte un tel mandat.

 La force du Mouvement Jeunes et santé mentale est de relayer la parole collective des jeunes. En 2016, il dévoilait les résultats d’une vaste consultation tenue après des 12-30 ans sur la question des diagnostics, de la médication psychotrope ainsi que sur l’accès aux services psychosociaux. Les constats sont effarants. Par exemple, la majorité des jeunes consultés estimaient que le diagnostic tombe trop rapidement, sans qu’ils se sentent écoutés, respectés et que le médicament est souvent la seule aide proposée. 

Cette consultation a été un tremplin pour tenir un Forum où les jeunes ont lancé un cri du cœur sur la nécessité de tenir un débat public sur la médicalisation des problèmes sociaux et de politiser l’enjeu qu’est la santé mentale des jeunes. 

Voilà pourquoi la tenue d’une commission parlementaire est l’une des quatre revendications du Mouvement Jeunes et santé mentale, revendications au cœur d’une déclaration commune ayant recueilli plus de 1700 appuis à ce jour! 

En décembre 2018, le Mouvement Jeunes et santé mentale a tenu une rencontre nationale pour détailler, avec les jeunes, mais aussi avec les personnes et organisations alliées, leur vision d’une commission parlementaire. 

Au nombre des incontournables, cette commission doit favoriser la participation des jeunes, dans leur milieu, ce pourquoi elle doit être itinérante, avec audition publique, tout en allouant des ressources dédiées à la mobilisation. 

La santé mentale des jeunes et la médicalisation dont elle fait l’objet touchent les domaines de la santé, de l’éducation, de la famille, de la justice, de la solidarité sociale, du travail, etc. Il est donc crucial que cette commission soit un exercice multisectoriel, interministériel, interdisciplinaire, interprofessionnel. 

Nous souhaitons que cette Commission traite de l’enjeu de la médicalisation, en dresse un portrait, mais surtout qu’elle soit une opportunité pour définir des solutions, avec l’ensemble des acteurs concernés, y compris les jeunes. 

En cohérence avec la mission du Mouvement, les résultats de la vaste consultation qu’il a tenue et les revendications de sa déclaration commune, ces solutions doivent permettre : 

  • L’exercice du droit à l’information, du droit à la participation au traitement, du droit à l’accompagnement et du droit au consentement aux soins libre et éclairé pour tous les traitements liés à la santé mentale. 
  • La reconnaissance de l’expertise des jeunes par leur participation égalitaire à toutes les questions qui les concernent, notamment dans l’élaboration, la mise en œuvre, et l’évaluation des politiques et plans d’action. 
  • L’accès gratuit, pour les jeunes et leurs proches, à des services d’aide et de soutien psychosociaux et alternatifs à la médication psychiatrique. L’accès à ces services ne soit pas conditionnel à un diagnostic en santé mentale. 

Les jeunes du Mouvement ont lancé un cri du cœur, en espérant que ce dernier sera entendu et que la Commission de la santé et des services sociaux aura le courage d’entreprendre ce mandat vital pour la santé mentale des 12-30 ans.

En vous remerciant de l’attention portée à cette correspondance.  


Signataire de la déclaration commune du Mouvement Jeunes et santé mentale