Pourquoi? Pour Qui?

Préoccupés par ce qu’ils voyaient sur le terrain et nourris par la parole des jeunes, trois organismes nationaux sont à l’origine du Mouvement Jeunes et santé mentale : le Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) et l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ). 

Initié par ces trois organisations qui représentent plus de 125 organismes, le Mouvement Jeunes et santé mentale est appuyé par les organisations membres de son comité de coordination et nourri par les signataires de la déclaration commune. 

Le Mouvement Jeunes et santé mentale s’adresse aux personnes de tous âges qui s’inquiètent de la santé mentale des jeunes et qui désirent lutter contre la médicalisation des problèmes sociaux des jeunes et ses effets.

Comité de coordination

Le comité de coordination est responsable du plan d’action, des communications et des finances.

Il est formé d’au plus 10 organisations/individus :

  • 3 sièges permanents aux organisations fondatrices (RACQ/RRASMQ/AGIDD-SMQ)
  • 7 sièges soumis en élection

Les membres du comité de coordination sont :

  1. Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ)
  2. L’Avant-garde en santé mentale (http://www.agsmlaprairie.org/)
  3. Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte du décrochage (ROCLD)
  4. Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ)
  5. Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ)
  6. Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ)
  7. Auberge du cœur Habit-Action (http://www.aubergeducoeurhabitaction.com/)
  8. Auberge du cœur Accueil Jeunesse (page Facebook de l'Auberge)

Historique

2009

La Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST) publie un Avis intitulé «Médicaments psychotropes et usages élargis: un regard éthique». La Commission s’interroge sur la hausse continue des diagnostics et des ordonnances concernant des problèmes de santé mentale, dont la dépression et les troubles d'attention, alors que les connaissances sur le cerveau, sur le mode de fonctionnement des médicaments et leurs effets secondaires à long terme sur le système nerveux central demeurent limitées à ce jour.

2012

Tenu du colloque «Médicaments psychotropes : enjeux éthiques des usages élargis dans l’intervention auprès des moins de 30 ans» par la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST), l’Association des centres jeunesse du Québec (ACJQ), le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) et le Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ). Les participants s’interrogent sur la rapidité à laquelle l’usage des psychotropes s’étend chez les moins de 30 ans ainsi que sur son impact sur les jeunes et leur entourage.

2014-2015

Une enquête interne auprès du réseau des Auberges du cœur du Québec révèle que pour plus de la moitié des Auberges, de 40 à 70% des personnes résidantes prennent de la médication liée à un diagnostic de santé mentale. Les principaux diagnostics sont le TDAH, l’anxiété et la dépression. Parmi les familles de médicaments les plus présentes, on retrouve les neuroleptiques ou antipsychotiques, les stimulants du système nerveux central et les antidépresseurs. En l’espace de dix ans, les statistiques internes du RACQ indiquent que les problèmes de santé mentale chez les personnes résidantes ont augmenté de 176%.

2016

Le Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) et l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ), appuyés par la Fondation Béati, réalisent une vaste consultation auprès de 50 organismes, 150 personnes intervenantes et 160 jeunes de 12 régions du Québec.

Les personnes et groupes consultés sont invités à partager leurs observations, expériences, questionnements et pistes de solutions à l’égard des diagnostics et médicaments psychiatriques chez les jeunes, de l’accès aux services psychosociaux et des différentes visions de la santé mentale (biomédicale, critique, biopsychosociale, entre autres).

Consultez les résultats de la consultation...

15 avril 2016 / Les trois regroupements ont tenu le Forum « Jeunes et santé mentale : Pour un regard différent », en présence de 160 personnes issues des groupes et regroupements d’action communautaire autonome des secteurs jeunes, santé mentale, itinérance, femmes, promotion et défense des droits en santé mentale, ainsi que des chercheurs et des membres du réseau public.

Cet événement a permis aux personnes participantes de partager leurs expériences et observations en vue de développer des revendications communes et de tisser des solidarités.

De l’indignation, un fort désir de changement et un appel à un débat public en sont ressortis. Parmi les messages clés : « La médication a sa place, mais elle prend toute la place! »

27 octobre 2016 / Les personnes qui avaient signifié lors du Forum leur intérêt à s’impliquer participent à une rencontre de convergence et s’entendent sur le texte d’une déclaration commune. Cette déclaration est rédigée sur la base des résultats de la consultation et des préoccupations ayant émergé au Forum. Un comité de coordination est créé. Le nouveau nom du Mouvement est choisi ainsi que son slogan : «C’est fou la vie, faut pas en faire une maladie».

2017

Février 2017 / Le mémoire «La médicalisation des problèmes sociaux des jeunes en santé mentale : un enjeu de société» est présenté dans le cadre de la consultation du Forum de la Relève étudiante pour la Santé au Québec (FRESQue). Le FRESQue retient 3 revendications du Mémoire et les dépose au ministre de la Santé et des Services sociaux.

Mars 2017 / Le comité de coordination du Mouvement Jeunes et santé mentale se dote d’un mode de fonctionnement et poursuit sa cueillette d’appuis à la déclaration commune. 

Octobre 2017/ Une demande de commission est envoyée en direction du ministre de la Santé et des services sociaux, monsieur Gaétan Barrette.  Le Mouvement Jeunes et santé mentale  recueille des témoignages du grand public.