Pourquoi? Pour Qui?

Préoccupés par ce qu’ils voyaient sur le terrain et nourris par la parole des jeunes, trois organismes nationaux sont à l’origine du Mouvement Jeunes et santé mentale : le Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) et l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ). 

Initié par ces trois organisations qui représentent plus de 125 organismes, le Mouvement Jeunes et santé mentale est appuyé par les organisations membres de son comité de coordination et nourri par les signataires de la déclaration commune. 

Le Mouvement Jeunes et santé mentale s’adresse aux personnes de tous âges qui s’inquiètent de la santé mentale des jeunes et qui désirent lutter contre la médicalisation des problèmes sociaux des jeunes et ses effets.

Comité de coordination

Le comité de coordination est responsable du plan d’action, des communications et des finances.

Il est formé d’au plus 12 organisations/individus :

  • 3 sièges permanents aux organisations fondatrices (RACQ/RRASMQ/AGIDD-SMQ)
  • 9 sièges soumis en élection lors de la rencontre nationale biannuelle

Félicitations au nouveau comité de coordination du Mouvement Jeunes et santé mentale élu le 4 décembre 2018 : Pierre-Étienne Létourneau, France Breault (Le Phare Source d’entraide), Émilie Roy, Anne-Marie Boucher (RRASMQ), Nathalie Sainsurin, Danaïka Coquillon, Ludovic Fortin-Turmel, Yami Morin, Tristan Ouimet-Savard (RACQ), Sarah Caissy, Marie-Ève Carpentier (ROCLD), Chloé Serradori (AGIDD-SMQ) et Stéphanie Benoit-Huneault (coordonnatrice du Mouvement).


Historique du Mouvement

2019

7 mars 2019/ Le Mouvement annonce par voie d’infolettre qu’il continuera à revendiquer une commission non partisane et itinérante sur la médicalisation des problèmes sociaux des jeunes et qu’il répond favorablement à l’invitation de la ministre de la Santé et des Services sociaux à participer à l’élaboration du processus du prochain Forum.

4 mars 2019/  Le Mouvement Jeunes et santé mentale rencontre Sol Zanetti, député de Jean-Lesage et porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de santé et services sociaux, pour discuter des suites à donner à notre revendication de commission itinérante sur la médicalisation.

26 février 2019/ Une majorité de membres de la Commission de la santé et des services sociaux rejette la proposition de la tenue d’une commission parlementaire itinérante non partisane sur la santé mentale des jeunes.

20 février 2019/ Le Mouvement émet un communiqué en réaction à l’annonce de la ministre de la Santé et des Services sociaux : «Le Forum sur la santé mentale annoncé hier par la Ministre McCann, quoique motivé par de bonnes intentions, nous semble une réponse insuffisante à l'ampleur du phénomène décrié par les 1700 signataires de notre la déclaration commune du Mouvement Jeunes et santé mentale.»

19 février 2019/ La ministre de la Santé et des Services sociaux, Madame Danielle McCann, et le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Monsieur Lionel Carmant, annoncent la tenue du Forum de consultation Jeunes et santé mentale, qui se tiendra au printemps 2019.

Fin janvier & début février 2019/ Tenue de la campagne Une commission parlementaire, ça presse!

25 janvier 2019/ Le Mouvement Jeunes et santé mentale rencontre Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux. Nous avons pu échanger avec lui et des membres de son équipe sur les différents constats de notre consultation, les dénis de droits vécus par les jeunes, la médicalisation des difficultés vécues et sur les changements nécessaires et attendus. La possibilité de tenir une commission parlementaire est discutée. 

23 janvier 2019/ Le Mouvement Jeunes et santé mentale rencontre Hélène David, députée de Marguerite-Bourgeoys et porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux. Une opportunité pour échanger sur le Mouvement et ses revendications, mais surtout pour discuter de la tenue d'une commission parlementaire sur la santé mentale. Mme David a demandé une commission parlementaire non partisane sur la santé mentale.

2018

Décembre 2018/ Le Mouvement dépose une demande de rencontre à la députée libérale Hélène David suite à la volonté de cette dernière de voir se tenir une commission itinérante sur l'accès aux services en santé mentale. 

Décembre 2018/ Le Mouvement organise une rencontre de convergence nationale, le 4 décembre, à Drummondville. 85 personnes y prennent part et jettent les bases pour nos stratégies futures. 

Septembre 2018 /  Appuyé par plus de 250 organisations et 1000 personnes, le Mouvement effectue une sortie publique pour revendiquer la tenue d'une commission politique sur la médicalisation des problèmes sociaux des jeunes. Pour toute la couverture média. 


Printemps 2018/ Des représentantEs du Mouvement Jeunes et santé mentale rencontrent des élus du Parti Québécois et de la Coalition Avenir Québec.


Mars 2018 /
Le Mouvement tient une série d'ateliers d'art qui mèneront à la création du visuel original de la campagne d'appui. La campagne 5 minutes 15 minutes est lancée officiellement, et permet de rejoindre un plus large public, notamment grâce aux appuis d'Ève Landry, Alain Deneault, Simon Boulerice, Marie-Claude Goulet et François Bernier.

Janvier 2018
/
Grâce à une subvention additionnelle de la Fondation Béati, le Mouvement Jeunes et santé mentale a procédé à l'embauche d'une chargée de projet, Stéphanie Benoit-Huneault.

2017


Octobre 2017/ Une demande de commission est envoyée en direction du ministre de la Santé et des services sociaux, monsieur Gaétan Barrette.


Mars 2017/  Le comité de coordination du Mouvement Jeunes et santé mentale se dote d’un mode de fonctionnement et poursuit sa cueillette d’appuis à la déclaration commune.


Février 2017 / Le mémoire  «La médicalisation des problèmes sociaux des jeunes en santé mentale : un enjeu de société» 

est présenté dans le cadre de la consultation du Forum de la Relève étudiante pour la Santé au Québec (FRESQue). Le FRESQue retient 3 revendications du Mémoire et les dépose au ministre de la Santé et des Services sociaux.


2016


27 octobre 2016/ Les personnes qui avaient signifié lors du Forum leur intérêt à s’impliquer participent à une rencontre de convergence et s’entendent sur le texte d’une déclaration commune. Cette déclaration est rédigée sur la base des résultats de la consultation et des préoccupations ayant émergé au Forum. Un comité de coordination est créé. Le nouveau nom du Mouvement est choisi ainsi que son slogan : «C’est fou la vie, faut pas en faire une maladie».


15 avril 2016/ Les trois regroupements ont tenu le Forum « Jeunes et santé mentale : Pour un regard différent », en présence de 160 personnes issues des groupes et regroupements d’action communautaire autonome des secteurs jeunes, santé mentale, itinérance, femmes, promotion et défense des droits en santé mentale, ainsi que des chercheurs et des membres du réseau public.


Cet événement a permis aux personnes participantes de partager leurs expériences et observations en vue de développer des revendications communes et de tisser des solidarités.


De l’indignation, un fort désir de changement et un appel à un débat public en sont ressortis. Parmi les messages clés : « La médication a sa place, mais elle prend toute la place! »

Hiver 2016/ Le Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ), le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) et l’Association des groupes d’intervention en défense des droits en santé mentale du Québec (AGIDD-SMQ), appuyés par la Fondation Béati, réalisent une vaste consultation auprès de 50 organismes, 150 personnes intervenantes et 160 jeunes de 12 régions du Québec.

Les personnes et groupes consultés sont invités à partager leurs observations, expériences, questionnements et pistes de solutions à l’égard des diagnostics et médicaments psychiatriques chez les jeunes, de l’accès aux services psychosociaux et des différentes visions de la santé mentale (biomédicale, critique, biopsychosociale, entre autres).

Consultez les résultats de la consultation...



2014-2015


Une enquête interne auprès du réseau des Auberges du cœur du Québec révèle que pour plus de la moitié des Auberges, de 40 à 70% des personnes résidantes prennent de la médication liée à un diagnostic de santé mentale. Les principaux diagnostics sont le TDAH, l’anxiété et la dépression. Parmi les familles de médicaments les plus présentes, on retrouve les neuroleptiques ou antipsychotiques, les stimulants du système nerveux central et les antidépresseurs. En l’espace de dix ans, les statistiques internes du RACQ indiquent que les problèmes de santé mentale chez les personnes résidantes ont augmenté de 176%.


2012


Tenu du colloque «Médicaments psychotropes : enjeux éthiques des usages élargis dans l’intervention auprès des moins de 30 ans»

 par la Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST), l’Association des centres jeunesse du Québec (ACJQ), le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ) et le Regroupement des auberges du cœur du Québec (RACQ). Les participants s’interrogent sur la rapidité à laquelle l’usage des psychotropes s’étend chez les moins de 30 ans ainsi que sur son impact sur les jeunes et leur entourage.


2009

La Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST) publie un Avis intitulé «Médicaments psychotropes et usages élargis: un regard éthique». La Commission s’interroge sur la hausse continue des diagnostics et des ordonnances concernant des problèmes de santé mentale, dont la dépression et les troubles d'attention, alors que les connaissances sur le cerveau, sur le mode de fonctionnement des médicaments et leurs effets secondaires à long terme sur le système nerveux central demeurent limitées à ce jour.