Thème 3: 

L'accès aux services psychosociaux en santé mentale : qu'en pensent les jeunes? 


Les constats soulevés par les jeunes consultés sont majoritairement négatifs. Dans certains cas plus rares, l’expérience des jeunes avec les services psychosociaux a été positive. Lorsque c’était le cas, les jeunes en question ont principalement mentionné le fait qu’ils avaient l’impression que le spécialiste consulté était présent, à l’écoute de leurs besoins. Mais ce constat n’est pas répandu. Certains jeunes ont souligné la facilité par laquelle il était possible d’avoir accès à un professionnel de la relation d’aide (TS, TES, Psychologue) en milieu scolaire. Par contre, lorsqu’on sort des murs de l’école, la situation est toute autre.

Beaucoup des jeunes consultés estiment que le temps d’attente pour avoir accès à des services est beaucoup trop long. Pour certains jeunes, il est question d’une à deux années. Il est aussi question de la qualité des services offerts. Certains des jeunes consultés ont de mauvaises relations avec les médecins, se sentent traités comme des numéros ou ont l’impression de déranger. Les rencontres sont souvent beaucoup trop courtes. De plus, certains jeunes ont mentionné que leurs expériences et vécus étaient banalisés par le professionnel de la santé, comme si ce n’était pas vraiment important. Ou encore, il a été amené que la médication prend beaucoup de place lors de ces rencontres et qu’il n’y a pas vraiment de place pour discuter des alternatives. Quelques-uns des jeunes consultés se sont retrouvés complètement sans suivi et sans ressource suite à leur diagnostic, situation jugée inacceptable pour eux. D’autres affirmaient aussi qu’il n’y avait pas de cohérence entre les professionnels, que le processus était souvent à recommencer à zéro chaque fois que le dossier changeait de mains. Cette situation n’est pas cependant généralisée, certains jeunes ont dit que la relation avec le médecin était positive, et que c’était même un gage de réussite de la médication.

Résultats de la consultation Jeunes et santé mentale : Pour un regard différent, janvier 2017, page 12.