Thème 1:  

Les diagnostics en santé mentale : qu’en pensent les jeunes?


La majorité des jeunes consultés considèrent que les diagnostics se font trop rapidement. Ils n’ont pas l’impression d’être écoutés et respectés lors du processus. Certains parlent d’un manque d’humanisme. Le diagnostic en lui-même peut avoir des conséquences : stigmatisation, stress, peur de l’inconnu. Beaucoup ont un manque d’information et de formation en lien avec les diagnostics.

Les jeunes ont aussi souvent tendance à s’identifier à leur diagnostic. « Je suis un TDAH » et ils définissent ainsi leur identité. S’en suit aussi souvent un changement dans le regard de l’autre. Le jeune peut être vu comme une personne malade, fragile, abîmée.

Certains jeunes ont toutefois soulevé certains avantages à avoir un diagnostic. Il permet d’avoir accès à des services ou de comprendre ce qui se passe avec eux.

Presque tous arrivent au constat qu’un peu tout le monde (professeurs, entourage, etc.) a tendance à diagnostiquer des problèmes de santé mentale chez un jeune, à partir de ses comportements. Ce « diagnostic » peut avoir des conséquences ; stigmatisation, mal-être, incompréhension. Quelques jeunes disent que les diagnostics ne sont pas constants, que deux médecins différents donneront des diagnostics différents et même que certains diagnostics font l’objet de « mode ».

Plus rares sont ceux pour qui le processus ayant mené à un diagnostic fut une expérience positive. Ces jeunes disent souvent qu’ils se sont sentis écoutés, respectés et accompagnés lors du processus.

Résultats de la consultation Jeunes et santé mentale : Pour un regard différent, janvier 2017, page 6.